Top mépris des recruteurs
Par Philippe BELLIN le mercredi 5 novembre 2008, 08:05 - Lien permanent
Entre le discours manifeste des entreprises et des cabinets d'intérims, sur l'emploi des "seniors", et la réalité de leur pratique il y a un monde; leurs lamentations actuelles, prêteraient à rire si, en fin de compte, ce n'étaient pas les offreurs de services qui en faisaient les frais!
Petit retour sur bientot 6 mois de recherche active sur le net:
- Les recruteurs, qu'ils soient en direct ou par cabinets spécialisés, ne semblent pas maitriser les outils qu'ils exigent de leurs recrues: pratiquement aucune réponse par mail.
- Fort peu de réponses, de retour et que les banalités d'usage. C'est assez amusant dans la mesure où je sais pertinemment que mes compétences sont celles du poste, de me voir répondre que je ne corresponds pas au profil...
- Tous les contacts se font par téléphone (bonjour les coûts!) souvent avec une méconnaissance technique des postes de la part des intérims. Je me suis vu proposer des postes faiblement en rapport avec mes savoir faire, quelquefois sur un élément mineur du CV.
- Langues: contrairement à ce que révèlent les enquêtes, l'Anglais à l'air d'être fort bien maîtrisé, puisque cet élément fort de mon profil n'a motivé qu'un seul recruteur à me contacter! Ou bien les entreprises françaises n'ont pas pris conscience du peu de crédibilité qu'apporte le faible niveau de maîtrise de leurs collaborateurs dans leur relations internationales, pour autant que j'aie pu en juger de mes jobs passés!
- Le vecteur le plus utile: Monster.fr sur lequel quelques cabinets spécialisés font leur marché. Par contre, les mêmes ne semblent pas lire les réponses aux annonces...
- Des qui devraient faire autre chose: Page Personnel, tellement convaincus de leur pertinence qu'ils ne savent pas rappeler si vous avez le malheur d'être en voiture... et 0 retour!
En conclusion: entre le discours manifeste des entreprises et des cabinets d'intérims, sur l'emploi des "seniors", sur la rareté des compétence, l'anticipation des besoins et toutes les problématiques qui s'y rattachent et la réalité de leur pratique il y a un monde. Leurs lamentations actuelles, malgré une structuration du marché de l'emploi qui leur est entièrement favorable, prêteraient à rire si, en fin de compte, ce n'étaient pas les offreurs de services qui en faisaient les frais!
